Et maintenant ?

« Comprendre les aspirations profondes d’un peuple et y répondre sans démagogie et avec le seul souci de la vérité n’est pas s’affaiblir, c’est simplement de la sagesse ». J’emprunte les mots de l’ancien Premier Ministre Bernard Cazeneuve pour qualifier aujourd’hui la situation que nous vivons.

Ces dernières semaines, une part non négligeable de la population a fait part de son excès, d’un trop plein comme d’un pas assez. Nul élu ne peut rester insensible à ce message et celui qui n’est pas inquiet de la situation serait irresponsable. Irresponsables sont aussi ceux qui attisent la colère aux seules fins  d’en retirer des profits électoraux. Quand le dégagisme triomphe, il ne reste, ni confiance, ni solutions, ni progrès mais simplement la violence et le chaos. Quant à la violence, il appartient à tous de la condamner sans détour.

Cette colère, je l’ai comprise. Elle est celle de la France qui travaille mais qu’on ne paie pas assez pour finir le mois. Elle est celle de ceux qui ont des droits mais qui ne les demandent pas. Elle est celle de ceux qui se battent au quotidien pour vivre dans la dignité et offrir à leurs enfants un avenir. Je ne découvre rien. Je suis né à Bressuire, j’ai habité à Ouzilly, la mobilité a toujours été un défi qui m’a poussé à passer un permis moto dès 16 ans, à travailler l’été pour me payer, l’année durant ce qui était un  luxe  : mes déplacements.

Comme beaucoup d’entre vous, je suis issu des milieux populaires. Je connais les injustices de notre pays. Je me suis battu , ai fait campagne et je me suis fait élire pour apporter des réponses et des solutions concrètes à votre quotidien. Certaines – par le poids et la lenteur de nos institutions – ne sont pas même encore palpables.

Pour autant, je ne renonce pas à ce que les choses changent. C’est ainsi avec fierté que je peux dire que grâce à mon vote, celui qui fraude le fisc est désormais directement poursuivi devant les tribunaux (grâce à la suppression du monopole du Ministère des finances sur les poursuites judiciaires). C’est aussi grâce à l’action de ce même gouvernement que je soutiens que les personnes handicapées n’auront pas à demander tous les quatre ou cinq ans la reconnaissance de leur handicap pour bénéficier de leurs droits. C’est encore grâce à notre action que les entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale femmes-hommes seront très lourdement sanctionnées.

Mais il arrive que les réformes ne soient parfois pas soutenables. C’est ce que nous ont dit de nombreux Français lors des mobilisations dites des « Gilets Jaunes ».

De nombreux parlementaires l’ont relayé. J’en fais partie. Aujourd’hui, je soutiens les annonces faites le mardi 4 décembre par le Premier Ministre :

  • Au 1er janvier 2019, la taxe carbone sur l’essence, le fioul et le diesel n’augmentera pas. La convergence de fiscalité entre le diesel et l’essence est suspendue comme l’alignement de la fiscalité sur gazole utilisé par les entrepreneurs (le gazole non routier) ;
  • La modification des procédures alourdissant le contrôle technique et qui en renchérissait le prix est suspendue ;
  • Les tarifs de l’électricité et du gaz n’augmenteront pas.

Voilà pour l’urgence. Mais simplement la gérer serait insuffisant. C’est pourquoi, sensibles là encore aux appels des parlementaires, le Premier Ministre a annoncé une concertation qui durera du 15 décembre 2018 au 1er mars 2019.

Je l’ai déjà entreprise en commençant par rencontrer syndicats comme associations, élus locaux et citoyens. Je n’ai pas manqué non plus de recevoir des personnes ayant revêtu le gilet jaune.

Dans ce cadre, et dans l’attente des modalités de la consultation qui seront annoncées, je souhaite que ma permanence demeure le point de convergence de vos attentes et aspirations pour notre territoire. Je me suis engagé à les porter – dans la mesure où elles correspondent à des solutions concrètes pour améliorer le quotidien de nos concitoyens – au Parlement, via mon groupe parlementaire.

Elu pour respecter les promesses faites et notamment celle de notre programme, j’avais promis de renouveler les pratiques. En garantissant le dialogue permanent et la discussion constructive, j’espère vous en convaincre.

 

 

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