L’emploi, l’emploi et l’emploi : l’assurance chômage, troisième pierre de notre révolution

Tout juste élus, nous nous mobilisions déjà.

A l’été 2017, le Parlement habilitait le gouvernement à poser la première pièce de notre édifice monumental pour l’emploi et contre le chômage avec les ordonnances réformant notre Code du travail. Le contrat à durée indéterminée redevenait la norme, sa rupture comme sa conclusion étaient facilitées et le dialogue social se rapprochait de la réalité des travailleurs (dans les entreprises ou les branches).

A l’été 2018, nous parachevions notre deuxième œuvre en faveur de l’emploi.
L’apprentissage bénéficiait d’une transformation majeure, la formation continue était rendue plus simple et plus accessible, l’investissement dans les compétences massif mobilisant l’État, les Régions et les Départements.

Deux ans plus tard, les premiers résultats sont là :

  • le taux de chômage baisse significativement de 9.7% à 8.7% (7.4% dans la Vienne).
  • le nombre d’apprentis décolle avec une augmentation de plus de 8% en France en 2018 (et de plus de 16% dans la Vienne).
  • notre pays crée désormais, pour la première fois depuis 2008, plus d’emplois industriels qu’il n’en détruit.

A l’été 2019, nous avions pris rendez-vous. Faute pour les partenaires d’avoir pu trouver un accord, le gouvernement et sa majorité prennent leur responsabilité et poursuivent leur action résolue pour l’emploi et contre la précarité. Ce troisième pilier de l’ensemble que nous construisons, c’est la réforme de l’assurance chômage.

Il s’agit d’abord de créer de nouveaux droits pour les travailleurs.

Ainsi, la promesse de campagne d’ouvrir le droit à l’assurance chômage pour les salariés démissionnaires ayant cinq ans d’ancienneté se concrétise. Ils seront accompagnés dans leur projet de reconversion et pourront financer tout besoin de formation professionnelle. Il en va de même pour les travailleurs indépendants qui se verront ouvrir des droits à l’assurance chômage à hauteur de 800 euros par mois pour une durée maximale de 6 mois.

Il s’agit aussi de créer de nouveaux droits pour les demandeurs d’emploi.

Grâce au plan d’investissement massif dans les compétences, ces derniers pourront bénéficier d’une formation sur mesure pour obtenir un emploi stable nécessitant une mise à niveau des compétences.

L’accompagnement des chômeurs s’inscrivant à Pôle emploi va être fortement renforcé par l’instauration de deux demi-journées d’accompagnement intensif lors de l’inscription et la création de 1.000 nouveaux postes de conseillers.

Cette réforme, c’est également une innovation majeure tendant à faire payer ceux qui – par leur comportement – proposent des emplois précaires. Aussi, un système de « bonus / malus » est créé de sorte que dans les sept secteurs comptant le plus de contrats à durée déterminés (CDD) et de contrats d’intérim, les entreprises les moins vertueuses verront leurs cotisations sociales augmenter de  3 à 5%. De même, le cas d’usage – ces contrats ultra courts – se verront appliquer une taxe de 10 euros par contrat.

Le dispositif est complété par un accompagnement des entreprises qui voient leurs offres rester infructueuses 30 jours durant pour les aider face aux difficultés de recrutement.

Enfin, la réforme doit conduire à ce que le travail soit toujours mieux rémunéré que l’inactivité.
Les règles d’indemnisation sont donc revues pour que l’indemnité soit comprise entre 65% et 100% du traitement précédent et non 200% comme cela était jusqu’à présent le cas.

De plus, au regard des perspectives et des emplois disponibles, il faudra désormais travailler 6 mois sur une période de 24 mois pour bénéficier du chômage (contre 4 mois sur 28).

Dernier dispositif, les moins modestes seront mis à contribution. En raison de la forte demande sur le marché de l’emploi des cadres, les indemnités des demandeurs d’emplois percevant 4.500 euros brut en activité seront dégressives après le sixième mois d’inscription à l’assurance chômage. Les seniors (plus de 57 ans) dont les conditions de retour à l’emploi sont plus difficiles ne seront pas concernés.

Depuis 2017, nous avons mis au cœur de notre projet l’inclusion par l’emploi. Nous avons souhaité lutter de toutes nos forces contre le chômage de masse et le désespoir qu’il génère. Ce sont aujourd’hui plus de 260.000 de nos concitoyens qui ont retrouvé un travail et – à n’en pas douter – un espoir, continuons !

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