Mobilisation générale contre le chômage de masse : 20 mois de travail pour l’emploi !

C’était l’une des promesses majeures de la campagne : la lutte contre le chômage de masse. Lors des échéances de 2017, la France entière était préoccupée par cette question centrale : celle de l’emploi. Or, si l’on s’attarde aujourd’hui sur l’actualité quotidienne, ce sujet semble relégué au second plan – comme si la question était définitivement réglée.

Elle ne l’est pas. Il faut cependant souligner combien nos efforts depuis des mois semblent avoir porté leurs fruits.

Pour le vérifier, nous nous avons étudié avec mon collègue Jacques Savatier les chiffres de l’emploi dans la Vienne afin d’évaluer les politiques publiques conduites. Ces échanges nous ont permis de mesurer nos réalisations et l’application sur le terrain des décisions prises par la majorité. En dressant le tableau de la situation locale, nous avons pu interroger l’engagement des collectivités au travers l’attention qu’elles portent au développement de l’emploi.

Des évolutions révolutionnaires du travail, de la formation et de l’insertion

Les réformes entreprises par la Ministre du Travail, Muriel Pénicaud, figurent incontestablement parmi les réalisations les plus importantes du quinquennat.

D’abord parce qu’il s’agissait de bouleverser véritablement le marché du travail : en organisant la négociation des conditions de travail et leur amélioration dans les entreprises et les branches, en fluidifiant le dialogue social et en créant un cadre sécurisé permettant d’anticiper la sortie des contrats à durée indéterminée de sorte qu’il n’y ait plus aucun frein à leur conclusion.

Le deuxième acte consistait à refondre l’apprentissage et la formation professionnelle. L’apprentissage n’était plus présenté comme une voie de garage mais véritablement promu comme ce qu’il est, l’école de l’excellence et l’une des meilleures voies d’insertion professionnelle. L’apprentissage est désormais plus accessible, mieux rémunéré, davantage valorisé. La formation professionnelle est devenue quant à elle plus lisible afin d’être pleinement mobilisée par les salariés qui en ont le plus besoin et par ceux désireux de préparer leur reconversion ou leur rebond dans la vie professionnelle.

Parallèlement, des chantiers étaient ouverts pour réserver les contrats aidés au secteur non-marchand et garantir un plan de formation à leurs bénéficiaires. Des crédits étaient aussi significativement redéployés vers l’insertion par l’activité économique. A cela s’ajoute « le Plan d’Investissement dans les Compétences » (PIC) formalisé par une contractualisation avec les Région. Il s’agit d’un investissement massif et pluriannuel – 15 milliards d’euros dans le quinquennat – qui porte une triple ambition :

  • Former un million de demandeurs d’emplois peu qualifiés et 1 million de jeunes,
  • Répondre aux besoins des métiers en tension dans une économie en croissance,
  • Contribuer à la transformation des compétences et notamment des nouveaux métiers liés au numérique ou à la transition écologique.

Dernière étape en date de ces évolutions structurelles – véritables révolutions culturelles – la réforme de l’assurance chômage qui vise à responsabiliser les acteurs et faire supporter le coût de notre protection collective à ceux qui abusent des contrats courts. C’est à cette fin que nous poursuivons l’instauration d’un bonus-malus pour faire progresser l’emploi stable et lutter contre l’explosion inédite des contrats courts ces dernières années.

Des résultats significatifs sur l’emploi dans le pays, la région et le département

A la promesse de la lutte contre le chômage de masse répondait celle de l’évaluation des politique publiques.

Et à l’heure du bilan, nous sommes présents.

De 10% en décembre 2016, le chômage est tombé à 8,8%. Insuffisant peut être mais encourageant certainement ! Plus encore, celui des jeunes a chuté sur la même période de 23% à 19,3%. C’est encore trop mais c’est là encore un résultat qui révèle une grande performance.

Localement, les résultats sont aussi palpables. En région Nouvelle-Aquitaine, le taux de chômage a baissé de 0,6 point en 2018 pour s’établir à 8,4%. Pour le département de la Vienne, il a baissé de 0,3 points et s’élève à 7,4%. A nouveau, ces performances sont à saluer.

Elles doivent cependant être pondérées par une analyse plus fine par secteurs géographiques intra-départementaux. En effet, sur l’arrondissement de Poitiers, on observe – à l’inverse de tous les autres – une augmentation globale du nombre de demandeurs d’emplois (+ 0,2%), plus importante chez les femmes (+1,9%), les seniors (+1,8%) ou les chômeurs de longue ou très longue durée (+ 5,3%).

D’autres indicateurs locaux sont plus encourageants.

L’enveloppe dédiée aux nouveaux contrats aidés dit « PEC » (parcours emploi compétences) a été quasiment intégralement consommée et une partie d’entre eux relatifs aux assistants de vie scolaire deviendront demain des contractuels de longue durée.

De même, l’apprentissage bat, dans la Vienne, tous les records ! +16,5% d’inscriptions en 2018, soit deux fois plus que la moyenne nationale (+8%) déjà très élevée.

Enfin, comment ne pas se réjouir des 7 millions d’euros alloués par l’Etat au Fonds d’inclusion dans l’emploi pour le soutien à plus de 1.000 salariés bénéficiaires des politiques d’insertion par l’activité économique. Comment ne pas saluer le soutien apporté par le Fonds d’Initiatives Territoriales à des projets pour l’accompagnement de Mineurs Non Accompagnés vers les missions locales et/ou l’apprentissage et pour le développement d’expérimentation « Territoires Zéro Chômeurs Longue Durée ».

Des collectivités inégalement engagées en faveur de l’emploi

 Bien que mesurant les inquiétudes du Conseil Régional quant à la réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle, nous nous félicitons de la conclusion, en janvier dernier, du plan d’investissement dans les compétences de la Région Nouvelle-Aquitaine.

Pour mémoire, c’est 555 millions d’euros investis par l’Etat sur 5 ans – par l’intermédiaire d’appels à projets – qui répondent aux 650 millions engagés chaque année par la collectivité, titulaire de la compétence. Ces sommes seront principalement mobilisées pour financer une meilleure orientation de la formation, répondre aux besoins immédiats et à venir, et pour cibler les publics les plus éloignés de l’emploi. Sur ce plan, les députés sont sollicités par l’exécutif pour son déploiement qui pourra être suivi sur une carte interactive publiée par le Ministère. Leurs remontées devront permettre d’évaluer le dispositif.

L’engagement du Conseil départemental s’est matérialisé, après sollicitation des services de l’État par des prescriptions pour les nouveaux contrats aidés ainsi qu’au travers l’investissement en faveur du plan d’inclusion dans l’emploi à hauteur de 2 millions d’euros pour l’insertion par l’activité économique.

Des inquiétudes demeurent cependant au regard des résultats de l’arrondissement de Poitiers et de l’activité de la communauté urbaine. L’implantation récente d’une société est une nouvelle enthousiasmante mais les partenariats avec la Région sont trop rares et les efforts nécessaires. L’augmentation du taux de chômage est certes modérée mais les chiffres sectoriels (sexe, âge et catégorie) appellent à la vigilance. De ce point de vue, nous nous tenons à la disposition de la communauté urbaine afin qu’elle améliore les politiques publiques locales conduites notamment en matière de transport et notamment qu’elle relie les lieux d’habitation et les zone économiques comme le sont les sites des portes de ville ou du Futuroscope.

 

 

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