Le Grand Débat à l’Assemblée nationale : les propositions du groupe LaREM pour le thème Démocratie et Citoyenneté

Monsieur le Président,

Madame, Messieurs les Ministres,

Chers collègues,

Inutile de revenir sur les qualificatifs dont a été affublé le grand débat débat.

Son déroulement, sa tenue et la participation de nos concitoyens ont rendu vaines toutes les polémiques. Les élus, les corps constitués, intermédiaires, les citoyens s’y sont rendus pour faire part de leurs préoccupations, de leurs colères et de leurs attentes.

Cette expérience me rappelle la grande marche. Brocardée par tous, elle s’est révélée être un formidable catalyseur de l’état de l’opinion. Un véritable pied de nez à ceux qui décrètent tout savoir sans jamais prendre le soin de le vérifier.

Alors, à l’issue de cette vaste et inédite consultation, que nous ont dit les Français ?

Que la crise de confiance demeure,

Que l’envie de participation subsiste,

Que le manque de reconnaissance interroge,

Que le débat autour de l’identité inquiète.

Crise de confiance tout d’abord mais pour qui est-ce une surprise ? Les élections de 2017, personne ne peut en contester la légitimité. En revanche, tous nous nous sommes interrogés sur sa portée, sur le rejet des partis historiques.

La confiance dans la vie politique, c’était l’un de nos premiers textes ici à l’Assemblée. Il pourrait être paradoxal de constater que la crise demeure. Il peut tout autant être constaté que les attentes sont toujours aussi fortes parce que d’aucuns ont choisi – pour des raisons politiques – d’empêcher d’aller plus loin, notamment sur la réforme institutionnelle.

Sur cette question, je ne peux que réitérer les promesses faites :

Réduction du nombre de parlementaire pour renforcer leurs moyens et leur place dans le système institutionnel

Introduction de la proportionnelle pour mieux prendre en compte la diversité électorale du pays

Non cumul des mandats pour faire respirer durablement la démocratie.

La question des modalités d’adoption peut être posée. Et je le dis ici comme je l’ai dit ailleurs, je n’ai pas peur de l’avis du peuple.

Et cette crise de confiance nous renvoie à l’envie de participer.

A cet égard, il apparaît clairement qu’on ne peut pas tout attendre des représentants de la Nation. D’abord parce que nous sommes nombreux sur tous les bancs à nous démener pour faire participer ceux qui nous ont fait confiance et les autres.

Mais aussi parce que les élus locaux doivent ainsi prendre leur part dans la rénovation de la démocratie délibérative que nous soutenons tous.

L’organisation de référendums locaux pour choisir entre des projets alternatifs ne pourrait-elle pas être un outil utile ? La généralisation des budgets participatifs ne devrait-elle pas être étudiée ?

Pour inciter la participation, ne devrait-on pas encore permettre à nos concitoyens d’exprimer leur défiance en travaillant à une véritable reconnaissance du vote blanc ?

Reconnaissance. Voilà le thème de la troisième préoccupation que nous avons identifié.

D’abord, la reconnaissance de ceux qui sont fondamentalement engagés pour le service public. Professeurs, Educateurs, Pompiers, Gendarmes, Policiers.

A cet égard, comment ne pas admettre que beaucoup a été fait pour la restauration de la valeur des métiers.

En investissant massivement dans l’école primaire. En recréant les multiples postes (10.000) que la majorité de 2007 avait supprimé dans la police et dans la gendarmerie, organisant la désertion des quartiers de la ville et des zones rurales. Privant nos concitoyens de l’utile et nécessaire paix publique.

Reconnaissance encore pour les citoyens engagés. Dans les associations qui doivent pouvoir être mieux aidées, mieux accompagnées, mieux financées. Parce que le rôle de la puissance publique n’est pas de faire en lieu et place mais d’accompagner ceux qui font.

Reconnaissance pour ceux qui s’organisent et qui, par la voie du CESE pourrait peut-être se voir ouvrir l’initiative législative.

Enfin, comment ne pas parler des instrumentalisations menées autour de l’identité. Souvent par ceux qui – tellement peu sûrs de la leur, tellement préoccupés par celles des autres – estiment qu’il faut tout interdire ou plus exactement ne plus rien permettre.

Nos concitoyens qui se sont rendus dans le Grand Débat sont tous différents. Parfois même ils n’avaient pas la nationalité française. Et pourtant, ils sont aussi la France.

Sur ce dernier sujet, le message qu’ils ont probablement voulu nous passer, c’est que nous sommes là pour les unir et non pour les diviser. Que nous ne sommes pas là pour les renvoyer à leurs différences mais pour leur dire que la République les accepte s’ils acceptent les lois de la République.

Pour cela, nul besoin de loi, de règlement, de circulaire. Mais notre responsabilité collective est la bienvenue.

 

 

 

 

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