Cérémonies de Vœux 2019 – Discours aux concitoyens.

 

Tout au long du mois de janvier, j’ai assisté aux cérémonies de voeux organisés par les maires des communes de ma circonscription. Lorsque je n’ai pas pu m’y rendre ma suppléante, Sylvie Aubert, mes collaborateurs Stéphanie Charreau et Emmanuel Husson m’ont représenté. Voici le discours que nous avons prononcé. 

 

Mesdames, Messieurs,

Je sais que je n’ai pas été élu par temps calme. Certains d’entre vous avez confiance en notre majorité, d’autre pas et il est certain qu’une partie de la population avait, lors de ces dernières élections, préféré s’abstenir.

Mais plus qu’une élection, c’est la période que nous traversons qui est empreinte d’une particulière gravité. Elle est aussi source de nombreux espoirs parce que des changements nécessaires, maintes fois reportés, sont attendus de tous.

A cet égard, la France dans le monde fait figure d’exception. Ces institutions la protègent du populisme et de la démagogie. Qu’il s’agisse de la promesse irréelle de construire un mur aux frontières comme seule réponse aux migrations. C’est le cas aux Etats-Unis. Qu’il s’agisse de nier les droits fondamentaux comme l’égalité entre les femmes et les hommes. C’est le cas au Brésil. Qu’il s’agisse encore de s’exclure des cadres collectifs. C’est le cas au Royaume Uni. Ou encore de faire des promesses totalement irréalisables comme en Italie.

En France, beaucoup de choses dysfonctionnent. C’est un fait, c’était même notre postulat. Constater ce qui ne marche pas pour entreprendre de réparer, de rétablir, de reconstruire.

Mais il y a d’abord ce qui fonctionne. Dans notre pays, depuis les lois de la IIIe République, l’éducation est libre et gratuite. Elle coûte pourtant à l’État 8000 euros par an pour un collégien, 11.000 pour un lycéen. Dans notre pays, l’interruption du travail est, en principe, indemnisée qu’elle soit le fait de la maladie, de l’invalidité, du chômage ou, et c’est plus heureux, de la retraite. Dans notre pays, lorsque vous vous rendez à l’hôpital, chez le médecin généraliste, vos soins sont pris en charge. Et demain, cela sera encore davantage le cas avec le reste à charge zéro que nous avons voté pour les lunettes, les appareils auditifs et dentaires. Dans notre pays, il y a des protections sociales qui existent – même si elles ne produisent pas tous les effets escomptés – contre la précarité économique, sociale ou énergétique.

En 2018, nous avons entrepris l’amélioration, la transformation de ces droits afin qu’ils soient toujours plus forts, toujours plus utiles mais surtout pour que ces protections demeurent réelles.

Suivant les 5 principes que nous avions fait sanctionner par l’élection présidentielle, puis par les législatives, nous avons souhaiter

  • réduire les inégalités par l’école,
  • lutter contre le chômage de masse,
  • entreprendre la conversion écologique de notre modèle de production,
  • rénover le contrat républicain,
  • retisser le lien démocratique et renouveler les pratiques politiques.

 

 

Les classes des quartiers populaires sont maintenant divisées par deux. Et demain, je souhaite que le nombre d’enseignants à l’école primaire soient encore renforcés, que leur indemnisation progresse notamment en début de carrière. Que grâce au plan pauvreté, le nombre de places en crèche puisse encore être accru et que les inégalités à l’école soient efficacement combattues.

Le code du travail a évolué afin que le CDI devienne effectivement la norme. Pour que chacun trouve un emploi, nous avons aussi ouvert largement la voie de l’apprentissage, réformer la formation professionnelle pour trouver et retrouver du travail. Et nous travaillons encore à protéger tous les travailleurs grâce à l’assurance chômage universelle et à la création de dispositifs contre les contrats courts.

Pour consommer mieux, nous avons voté des mesures afin que nos agriculteurs soient justement rémunérés, pour demander aux restaurateurs et aux administrations de recourir aux produits locaux et/ou bio. Nous avons entrepris un plan massif de développement de l’éolien et du photovoltaïque, non sans avoir pris le soin de négocier le prix d’achat de l’énergie. Pour que ce ne soit pas les Français qui paient la facture. Nous avons aussi souhaité investir pour que les logements sont mieux isolés, que ceux qui ont du mal à payer les factures de gaz, d’électricité soient plus aidés. Notre premier acte de 2019 sera destiné à repenser dans notre pays la mobilité en investissant pour nos routes et nos trains.

Le contrat républicain a lui aussi été rénové. Nos policiers et nos gendarmes sont plus nombreux. Ils peuvent en témoigner. Et ils sont aussi mieux équipés pour nous protéger. Demain, grâce au texte de programmation de la justice, les peines seront enfin toutes appliquées et surtout prépareront ceux qui souhaitent s’en sortir à la réinsertion. Le terrorisme nous frappe encore mais de nombreuses dispositions sont prises pour protéger les Français.

Enfin, nous avons mis fin aux régimes spéciaux des parlementaires mais d’autres réformes doivent rénover nos pratique politiques. Réduction du nombre de parlementaire, introduction d’une dose de proportionnelle ou non cumul des mandats dans le temps doivent notamment s’ajouter à l’édifice.

Tout n’a pas été bien fait. Je suis un parlementaire qui parle et je suis aussi un député qui écoute. Je suis d’accord avec certains d’entre vous qui m’ont dit que les seuils de CSG (1.200 devenus 2.000) étaient trop bas, l’abaissement de la limitation de vitesse vexatoire, l’augmentation des salaires pour ceux qui ne vivent que du SMIC nécessaire, les carburants trop chers. Sur plusieurs points, nous avons collectivement fait changer les choses.

Elles peuvent encore changer avec le Grand Débat qui s’ouvre et auquel je vous invite à participer. Il comportera notamment 4 questions sur la transition écologique et solidaire, la fiscalité et la dépense publique, la démocratie et la citoyenneté et l’organisation de l’Etat et les services publics.

Enfin, en 2019, nous avons une chance unique.

Celle de poursuivre le travail entrepris pour que les travailleurs qui viennent en France ou la traverse dans leur camion soient payés comme des Français. C’est le cas grâce aux directives européennes travailleurs détachés et mobilités

Celle de faire payer partout en Europe leur impôt aux sociétés, notamment aux géants américains du numérique, dans tous les pays en instaurant la fameuse taxe sur le chiffre d’affaires. Elle sera introduite en France et rétroactivement à compter du 1er janvier.

Celle de nous protéger des importations extra européennes en utilisant nos normes. Avec le traité conclu avec le Canada, nous avons réussi à interdire toutes les viandes qui ne respectaient pas nos standards européens.

Avec une telle volonté, je crois possible d’introduire un salaire minimum européen ou des droits sociaux, une égalité fiscale partout dans l’Union.

C’est par ces vœux de solidarité, d’union, et de débats que je souhaite conclure.

Non sans vous souhaiter une excellente année 2019.

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