Le point sur la Tuberculose à Smarves

Source : La Nouvelle République

 

Depuis le printemps 2017 et le tragique décès d’un élève, le département de la Vienne est affecté par plusieurs cas de Tuberculose dépistés dans les écoles maternelle et élémentaire de Smarves puis du Châtelleraudais.  

Les protocoles réglementaires mis en œuvre par l’ARS ayant montré leurs limites, les craintes des familles se sont amplifiées au fil des nouveaux cas détectés.  

C’est la raison pour laquelle j’ai, en lien direct avec les familles et les élus de Smarves, sollicité l’ARS Nouvelle Aquitaine pour exiger qu’elle procède, au moyen de tests sanguins (dit « Quantiféron »), au dépistage de l’ensemble des enfants et des adultes ayant fréquenté l’école et qu’elle en informe la population. Si l’ARS en a accepté le principe, les modalités mises en œuvre avaient, au début du mois de janvier 2018, permis le dépistage de seulement 50% des enfants et 30% des adultes ciblés.  

En conséquence, durant la réunion publique du 19 janvier 2018 puis par une nouvelle requête adressée au Directeur de l’établissement public, j’ai demandé le renforcement des modalités de dépistage pour assurer la protection des populations et la bonne information du public.

 

Au mois d’avril 2017, la commune de Smarves a été endeuillée par le décès d’un élève emporté par une méningoencéphalite d’origine tuberculeuse.

A la suite de ce drame, les services de l’ARS Nouvelle-Aquitaine sont intervenus pour faire réaliser différents dépistages auprès de certaines des personnes ayant eu des contacts avec l’enfant décédé. Pour autant, les protocoles déployés par l’établissement public au cours de l’été, bien que conformes à la réglementation, ont interrogé les proches, les familles et les élus de la commune.

Il est en effet apparu que les enfants avaient fait l’objet de dépistage par voie cutanée ainsi que de radios pulmonaires alors que les adultes avaient été dépistés au moyen de tests sanguins. En outre, le nombre limité de personnes sondées posait question, le champ du dépistage apparaissait bien trop limité.

Lorsque de nouveaux cas ont été identifiés dans le Châtelleraudais confirmant les craintes entendues, j’ai rencontré Monsieur le Maire de Smarves et les parents d’élèves pour évaluer les mesures prises.

Au terme de cette réunion, par courrier du 9 octobre 2017, j’ai sollicité l’ARS Nouvelle-Aquitaine pour qu’elle effectue un dépistage des 263 enfants des écoles maternelle et élémentaire de la commune de Smarves et à l’ensemble des adultes ayant été en contact avec les enfants. De même, j’ai réclamé que ce dépistage dit « total » soit effectué par tests sanguins en raison des doutes légitimes sur l’efficacité du dépistage cutané, réalisé conformément au protocole de droit commun. Enfin, j’ai demandé à l’autorité de santé de mieux communiquer auprès des familles.

Le 13 octobre 2017, l’ARS Nouvelle Aquitaine a, par voie de communiqué de presse, annoncé qu’elle accédait aux demandes que j’avais présentées au nom des familles.

Toutefois, à nouveau, les modalités de dépistage ont été telles (dépistage possible sur rendez-vous dans seulement deux laboratoires aux horaires d’ouverture limités aux heures de bureau) qu’elles n’ont permis qu’à la moitié des enfants de s’y soumettre et qu’à un tiers des adultes de s’y rendre.

Dès lors, à l’occasion de la dernière réunion publique organisée par l’ARS à Smarves le 19 janvier 2018, j’ai demandé, comme le demandait de nombreux parents, que l’autorité de santé revoit les modalités du dépistage. Bien qu’elle n’ait pas initialement prévu de le faire, l’ARS a finalement cédé en acceptant le dépistage, par test sanguin, sur le site de l’école avant les vacances de février des personnes qui ne s’y étaient pas encore soumises.

Afin que ces engagements ne demeurent pas lettre morte, j’ai écrit au Directeur de l’ARS Nouvelle-Aquitaine pour m’assurer de leur mise en œuvre effective. J’ai également fait part de mes vives inquiétudes quant à la gestion par l’autorité régionale des crises sanitaires rencontrées.

Comme je l’ai rappelé lors de vœux que j’ai présentés, la santé et la protection des populations doivent être au cœur de l’action publique. C’est cette motivation qui a guidé notre vote lorsque nous avons, dans la loi de financement de la sécurité sociale, rendu obligatoire 11 vaccins.

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